On imagine souvent l’anxiété comme des crises de panique, une agitation visible, des larmes ou une incapacité à fonctionner. Mais dans la réalité, l’anxiété peut être silencieuse, discrète, bien cachée derrière des sourires, des performances… et surtout, derrière des femmes qui “gèrent tout”.
Certaines femmes vivent avec une anxiété chronique, mais silencieuse. Elles ne s’effondrent pas, ne s’arrêtent pas de vivre, ne demandent pas toujours d’aide. Elles avancent, en gardant le contrôle… mais au prix d’une tension intérieure constante.
Cette anxiété “invisible” est souvent minimisée, voire ignorée, parce qu’elle ne correspond pas aux clichés. Pourtant, elle use, elle fatigue, elle isole.
Voici quelques manifestations d’anxiété invisible qu’on remarque souvent chez les femmes, sans toujours faire le lien :
Les femmes sont souvent socialisées pour prendre soin des autres, être fortes, silencieuses, souriantes. L’expression de la vulnérabilité est parfois perçue comme une faiblesse. Résultat : beaucoup intériorisent leur mal-être, jusqu’à s’en rendre malades.
Certaines assument de lourdes responsabilités, vivent sous pression, tout en s’oubliant elles-mêmes. Et quand l’anxiété se manifeste, elles se disent souvent : “Ce n’est pas si grave, d’autres ont pire.”
L’anxiété n’est pas toujours bruyante. Elle peut être bien maquillée, bien habillée, bien organisée. Mais elle est là, et elle mérite d’être reconnue. Parce qu’on n’a pas à attendre de craquer pour prendre soin de soi.
Écrit par : Le Centre des femmes de Montréal-Est/Pointe-aux-Trembles
Dernière mise à jour : 4 septembre 2025