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Histoire #2 sur la violence conjugale

Les contraires s'attirent


François et Sophie sont un couple dans la vingtaine. Cela fait 2 ans qu’ils sont en couple et 3 mois qu’ils vivent en appartement ensemble. François a un tempérament plus spontané et sociable, tandis que Sophie est de nature plus calme et timide. Cela ne leur fait rien, car selon les dires « les contraires s’attirent » et ils trouvent qu’ils se complètent bien. Habituellement, ils occupent leur temps libre ensemble à écouter des séries ou à prendre des longues marches. Mais, le samedi soir, c’est sacré pour François, il sort au bar avec ses chums. Sophie, elle en profite pour se plonger dans un roman. Il arrive que Sophie reçoive des invitations de ses amies, mais sa nature timide et calme fait en sorte qu’elle a rarement envie de se joindre à un groupe et préfère relaxer seule à la maison ou avec son chum.


Un soir que François revient du bar ayant l’air beaucoup trop saoul pour avoir le droit de conduire sa voiture, Sophie lui demande :


- Chéri, as-tu vraiment pris ton char pour revenir à l’appart?


- Ben oui crisse! Ça change quoi?


- Ça change quoi? Et bien! Tu aurais pu te faire arrêter ou blesser quelqu’un!


- Pis comment tu pourrais savoir ça si je suis trop saoul ou pas? Madame la prude qui ne boit jamais et qui ne fait jamais rien de sa vie!


- Bon ok, tu ne me parleras pas comme ça là.


- Ah oui? Tu veux que je te parle comment d’abord crisse de conne? Je pense plus que c’est toi qui devrais arrêter de me parler de même avant que j’écrive à tous tes amis que tu leur mens à chaque fois qu’ils t’invitent à faire de quoi et que tu refuses! Tu es tellement plate!


- Ok ça suffit…


- Ça va suffire quand je vais le décider! Va dont me chercher une autre bière, ça ne me tente pu d’aller me coucher. Tu m’as trop fâché!



Dans cette situation, Sophie est victime de quel type de violence?

  1. Violence verbale

  2. Violence psychologique

  3. Violence sociale

Réponse: 1 et 2


La violence verbale, c’est tout ce qui s’entend, comme quand un partenaire élève le ton pour intimider son ou sa compagne et comme quand il y a des menaces à voix basses ou hautes, des insultes, du chantage et des ordres donnés. Peu importe la voix ou les paroles, la victime reconnaît le ton menaçant. Malheureusement, pour éviter que les menaces soient mises à exécution ou que le climat se détériore, les gens ont tendance à la longue à finir par obéir aux exigences des auteurs de violence. Ils sont ainsi gradés dans la peur et l’insécurité.


La violence psychologique se traduit de différentes façons dont :

  • en critiquant constamment la victime;

  • en la rabaissant;

  • en déformant la réalité pour modifier sa perception;

  • en la faisant douter d’elle-même;

  • en manipulant ses émotions;

  • en l’isolant socialement.

(Source : https://www.quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/violences/violences)


Et l’alcool dans tout ça? Est-ce que ça explique la violence?


Il est à noter que l’alcool est un facteur de risque pour la violence conjugale, mais n’est pas une excuse. Une personne ne devient pas violente parce qu’elle consomme. Par contre, la violence dont fait preuve une personne peut se révéler lors d’épisodes de consommation, car l’alcool peut avoir comme effet d’enlever les inhibitions.


La consommation abusive d’alcool constitue un facteur de risque parmi d’autres dans le fait de commettre de la violence à l’endroit d’un partenaire. La consommation d’alcool n’est toutefois pas une condition suffisante pour expliquer la violence conjugale et ne peut pas constituer une excuse à l’agressivité et à la violence.


(Source : https://www.inspq.qc.ca/violence-conjugale/comprendre/mythes-et-realites)


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