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Actualités sur la condition féminine

UN ÉVÈNEMENT QUI « MARQUE L'HISTOIRE DES FEMMES AUTOCHTONES »

Il y a plusieurs décennies, un groupe de femmes qui avaient perdu leur statut d’autochtone se sont mobilisées pour le retrouver. C’est cette mobilisation qui a mené à la création de FAQ en 1974. L’organisation est donc basée sur la défense des droits des femmes autochtones.

« De grands enjeux ont surgi au cours des 50 ans, notamment sur l’asservissement forcé, la reconnaissance du racisme systémique et les femmes disparues et assassinées », déclare Mme Étienne.

Le grand sommet, qui aura lieu du lundi 13 mai au jeudi 16 mai à l’Hôtel Hilton Québec, célébrera les 50 ans de FAQ, ses anciennes présidentes et toutes les personnes qui ont contribué à aider l’organisme.

VIOLENCE CONJUGALE: QU'EST-CE QU'UNE CELLULE D'INTERVENTION RAPIDE?

À Montréal, une moyenne de 10 femmes par semaine sont victimes d'étranglement dans un contexte de violence conjugale. Le gouvernement du Québec versera notamment 9,7 millions de dollars sur quatre ans pour soutenir neuf organismes coordonnant des cellules d'intervention rapide. 

La ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, en a fait l'annonce mardi.

Celles-ci permettront d'assurer le maintien et le développement de filets de sécurité pouvant prévenir les féminicides liées à la violence conjugale.

LE CONSEIL DU STATUT DE LA FEMME EXHORTE QUÉBEC À REVOIR SA RÉFORME DU DROIT CONJUGAL

Même si elle « présente des avancées », la réforme projetée du droit conjugal ne va pas assez loin pour protéger les femmes dans les couples en union libre, déplore le Conseil du statut de la femme (CSF) dans un mémoire qui exhorte Québec à « ne pas rater [son] occasion ».

Déposé mercredi dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi 56 « portant sur la réforme du droit de la famille et instituant le régime d’union parentale », le document d’une vingtaine de pages lance un avertissement au ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette : si elle ne change pas, sa proposition législative maintiendra un régime à deux vitesses servant davantage les personnes unies civilement ou par le mariage que les conjoints de fait.

43 M $ POUR MIEUX ACCOMPAGNER LES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUALE

Le gouvernement Legault va investir près de 43 millions de dollars au cours des quatre prochaines années pour mieux accompagner les victimes de violence sexuelle et de violence conjugale. Malgré le manque de places dans les maisons d’hébergement, Québec assure « qu’aucune femme ne sera laissée sur le carreau ».

La ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, a annoncé mardi un bouquet de nouvelles mesures destinées à bonifier la Stratégie gouvernementale intégrée pour contrer la violence sexuelle, la violence conjugale et Rebâtir la confiance 2022-2027.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) est responsable de redistribuer les fonds. Quelque 18 millions serviront à soutenir la mise sur pied d’initiatives par les organismes communautaires qui viennent en aide aux victimes et aux auteurs de violence sexuelle ou conjugale.

3 FEMMES QUI SE SONT SORTIES DE L'ITINÉRANCE TÉMOIGNENT : «TOUT LE MONDE A LE DROIT D'AVOIR UN TOIT»

Elles se sont toutes les trois sorties de la rue, mais elles savent que la rue n’est jamais loin. Alors qu’un refuge pour personnes en situation d’itinérance menace de fermer à Québec faute de financement, Sonia, Cassandra et Marie-Soleil racontent leur histoire.

Pour Sonia, le Répit Basse-Ville, c’est plus qu’un organisme. C’est sa famille. Plus tôt cette semaine, les deux ressources d’hébergement du quartier Saint-Roch ont annoncé qu’elles devaient fermer leurs portes de manière temporaire.

L’annonce de la fermeture a créé une onde de choc, affirme Sonia, qui s’implique au refuge avec sa fille, Cassandra. Toutes deux ont connu l’itinérance. Dimanche, alors qu’elle travaillait au refuge, des bénéficiaires pensaient au suicide, assure la femme de 49 ans.

UNE «UNION PARENTALE» DÉSAVENTAGEUSE POUR LES FEMMES, DÉPLORENT DES ORGANISMES

La réforme du droit conjugal de Simon Jolin-Barrette a pour but de rééquilibrer les relations entre personnes mariées et non mariées, mais elle pourrait créer un déséquilibre à l’intérieur même des couples en union libre, craignent des organismes de défense des droits des femmes.

Le noeud du problème réside, selon eux, dans le choix d’exclure les REER et les fonds de pension du patrimoine commun que formeront les futurs couples en « union parentale ». « C’est sûr que ça va entraîner certaines injustices », affirme la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Sylvie St-Amand, quelques jours après le dépôt par le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, du deuxième pan de sa réforme du droit de la famille.

PROJETS DES MAISONS D'HÉBERGEMENT À L'ARRÊT - UN DÉNOUEMENT DES PROJETS AU CAS PAR CAS, SUR FOND DE CRISE

Suite à la grande couverture médiatique entourant les enjeux des projets de construction de maisons d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale, les associations de maisons considèrent avoir été entendues par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. En reconnaissant que les maisons d’hébergement ne sont pas du logement social et nécessitent à ce titre des ajustements, une sortie de crise se dessine à court terme.

DURANCEAU BLOQUE LA CONSTRUCTION DE MAISONS POUR AIDER LES FEMMES VIOLENTÉES

Le gouvernement de la CAQ a mis sur la glace la construction des maisons promises pour aider les femmes violentées, jugées trop chères par la ministre de l’Habitation. Des regroupements d’aide lancent un poignant cri du cœur pour une reprise des travaux.

Le gouvernement Legault s’était engagé à construire ces maisons en 2021 à la suite d’une vague de féminicides et de l'augmentation fulgurante de dossiers en violence conjugale.

Or, la ministre France-Hélène Duranceau trouve aujourd’hui qu’il en coûte trop cher et a demandé l’arrêt des chantiers.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES: SE TOURNER COLLECTIVEMENT VERS L'AVENIR

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, est l’occasion de prendre un temps d’arrêt pour réfléchir collectivement aux luttes féministes passées, présentes et futures. 

Cette année, plus que jamais, c’est une occasion de revendiquer nos droits, ici, au Québec, comme femmes, mères, amies, conjointes, proches aidantes et travailleuses.

À l’automne dernier, par les jours de grand froid, le Québec entier l’a vu sur les lignes de piquetage. Les femmes sont sorties ensemble avec leurs pancartes: le jour, le soir et la nuit. Elles ont scandé et manifesté leur besoin de respect et d’être enfin reconnues.

UNE INITIATIVE INSPIRANTE POUR REVALORISER LE RÔLE DES FEMMES DES PREMIÈRES NATIONS

Un soutien financier de 150 000 $ a été offert pour la réalisation du projet Mamo-Weriwin – Agir, ensemble, qui vise à répondre à divers besoins des femmes et des filles autochtones de la communauté Atikamekw de Manawan en renforçant leur sécurité économique, leur bien-être, leur autonomie et en les renseignant sur leurs droits. Cette annonce a été faite par la députée de la circonscription de Berthier, Caroline Proulx, au nom de la ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron.

Pour ce faire, des formations professionnalisantes, des ateliers de cuisine traditionnelle et des ateliers juridiques leur seront entre autres proposés. Le projet vise également à promouvoir la transmission de la culture et des savoirs traditionnels autochtones.

ACTION DE VISIBILITÉ : UN TROISIÈME FÉMINICIDE EN 2024

Lorraine Marsolais a été tuée par son conjoint le 12 février dernier à L’Épiphanie. L’action, qui a réuni plusieurs militantes au coin des rues St-Vallier et Marie-de-l’Incarnation sur l’heure du midi, visait à briser le silence, exprimer notre colère, visibiliser les féminicides et exiger du gouvernement de faire de la lutte aux violences faites aux femmes et aux enfants une priorité.

Les meurtres des femmes et des enfants par un proche comme, cette fois-ci, par un conjoint, font partie d’un continuum de violences conjugales normalisées et banalisées. Ces violences sont le fruit d’un rapport de domination des hommes sur les femmes que la société tolère et banalise.

LA PRÉSENCE DE MODÈLES EST IMPORTANTE POUR FAVORISER LA PLACE DES FEMMES EN SCIENCES

Si les femmes sont de plus en plus présentes sur les bancs d’école dans les domaines scientifiques, plusieurs mesures doivent toujours être mises en place pour assurer leur place sur le marché du travail et dans le secteur de la recherche. La représentation de davantage de modèles féminins fait partie des pistes de solution, selon une professeure.

Selon Statistique Canada, en 2016, 34 % des titulaires d’un baccalauréat en sciences, technologies, génie et mathématiques et sciences informatiques étaient des femmes, et elles représentaient 23 % des travailleurs en sciences et technologie

UN NOUVEAU RAPPORT MONTRE QUE LE FÉMINISME PEUT ÊTRE UN OUTIL PUISSANT DANS LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

D’ici à 2050, le changement climatique risque de plonger jusqu’à 158 millions de femmes et de filles de plus dans la pauvreté et 236 millions de plus dans l’insécurité alimentaire. La crise climatique contribue à intensifier les conflits et les migrations, ainsi qu’une rhétorique politique discriminatoire et antidroit ciblant les femmes, les réfugiés et d’autres groupes vulnérables.

Ces tendances difficiles – et les moyens permettant de les inverser – sont présentées dans un nouveau rapport d’ONU Femmes intitulé « Feminist climate justice: A framework for action » (La justice climatique féministe : un cadre d’action).

FÉMINICIDE PRÉSUMÉ À POINTE-AUX-TREMBLES : « LA VIOLENCE CONJUGALE, ÇA NE COMMENCE PAS PAR 20 COUPS DE COUTEAU »

« Choc », « tristesse », « colère ». Les témoignages émouvants se sont succédé mardi à Pointe-aux-Trembles, où quelques dizaines de personnes s’étaient réunies pour un hommage devant l’appartement où Narjess Ben Yedder, 32 ans, a été tuée vendredi dernier.

« Je ressens énormément de tristesse aujourd’hui, a confié Nathalie Gionet, intervenante au Centre des femmes de Montréal-Est/Pointe-aux-Trembles. De la violence conjugale, on en voit régulièrement. C’est encore très tabou de dénoncer. Malheureusement, ce sont souvent les victimes qui se sentent coupables, pas les abuseurs. »

DROIT À L'AVORTEMENT : QUÉBBEC FINANCE QUATRE ORGANISMES PRO-CHOIX

Déterminé à protéger le droit à l'avortement, le gouvernement du Québec octroie 1,4 million de dollars à des organismes pro-choix. Les organismes visés par l'aide financière sont SOS Grossesse, SOS Grossesse Estrie, Grossesse-Secours inc. et la Fédération du Québec pour le planning des naissances. 

L'aide financière doit permettre, entre autres, de renforcer la sensibilisation et d'offrir de l’information neutre et véridique, fondée sur des données probantes, en matière de grossesse non planifiée ou de prévention des grossesses non désirées, ainsi que de soutenir les personnes faisant face à une grossesse non planifiée.

DÉCOUVRIR LE CALACS, UN ORGANISME FRANCOPHONE CRÉÉ PAR ET POUR LES FEMMES

Une étude menée en 2022 au Québec révèle que la population féminine en études postsecondaires est le deuxième groupe d’âge le plus touché par les agressions sexuelles. Tandis que ces chiffres ne cessent de croître, le sentiment d’oppression ressenti par les francophones de la région d’Ottawa est également en expansion. La Rotonde a pu s’entretenir avec Gabrielle Pelletier, coordinatrice communautaire du Centre francophone d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), un organisme féministe francophone opéré par et pour les femmes d’Ottawa inauguré en 1996.

LA LUTTE DU FRONT COMMUN EST-ELLE UN COMBAT FÉMINISTE ?

À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, en mars dernier, des militantes du Front commun s’étaient déjà réunies devant le Secrétariat du Conseil du trésor afin d’exprimer leur mécontentement quant à l’offre initiale du gouvernement de François Legault. Celui-ci prévoyait alors une inflation de 16,6% sur cinq ans, mais n’offrait qu’une bonification salariale de 9% sur la même période. Ainsi, le Front commun, qui compte une majorité importante de femmes, a choisi de se battre contre l’appauvrissement inévitable qu’aurait impliqué l’acceptation d’une telle offre.

 

En discutant avec des membres de ma famille durant le temps des Fêtes, qui travaillent eux·elles-mêmes dans le secteur public, j’ai eu cette même réalisation : les femmes non seulement recevaient un traitement moins favorable que les hommes, mais étaient spécifiquement les cibles d’une marginalisation consciente au sein de la fonction publique.

EN 5 MOIS , IL Y A EU AUTANT DE FÉMINICIDES QUE POUR TOUTE L'ANNÉE 2023

Au micro de Patrick Lagacé, Diane Lemieux vient commenter la situation.

«Ça nous dit que ça ne va pas bien. Ça me dit qu'il faut augmenter le filet de protection des femmes et des enfants qui sont en danger. On le sait, on a des interventions publiques qui sont assez importantes: les services publics, les services de police, les services sociaux, les services communautaires, les maisons d'hébergement... Puis quand je repense à mon expérience d'il y a 40 ans, parce que j'ai travaillé auprès des femmes victimes de violence, je pense que les réponses des services publics sont plus adéquates qu'elles ne l'étaient. Ça, c'est une bonne nouvelle.

«Mais à l'évidence, prenons l'exemple des ressources d'hébergement. Elles sont déployées sur le territoire, mais elles manquent de place. Ça veut donc dire qu'on ne peut pas accueillir les femmes et les enfants au bon moment avant que le pire arrive.»

DES CONSEILS JURIDIQUES GRATUITS POUR LES IMMIGRANTES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE

L'organisme Accompagnement des femmes immigrantes de l'Outaouais (AFIO) offre une nouvelle clinique gratuite de consultation psychosociale et juridique pour les femmes immigrantes victimes de violence conjugale.

Le but est d’offrir de l'information juridique sur divers sujets comme le statut d’immigration ou la garde d’enfants.

 

L’intervenante psychosociale à l’Accompagnement des femmes immigrantes de l'OutaouaisAFIO, Aïcha Koné, avance que les femmes ne connaissent pas toujours leurs droits et elles ont peur d’être déportées.

La clinique sera offerte sur rendez-vous, une fois par mois.

LUTTE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES: PLUS D'ARGENT, MAIS PAS POUR CONSTRUIRE DES MAISONS

Québec a décidé d’accorder plus d’argent pour les organismes qui accompagnent les victimes de violences sexuelles, mais rien pour construire plus de maisons d’hébergement pour les accueillir, ce qui a «choqué» le milieu communautaire. 

La ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, a annoncé mardi une aide bonifiée de 43 millions $ sur quatre ans, dont la moitié de la somme sera réservée aux organismes.

«Quand on entend que le service communautaire va recevoir plus de financement pour pouvoir accomplir leur mission, c’est sûr que c’est toujours quelque chose de très positif», a reconnu Maud Pontel, coordonnatrice générale de l’Alliance MH2, en entrevue mercredi à LCN.

HAUSSE ALARMANTE DES CAS DE CANCER DU SEIN CHEZ LES JEUNES FEMMES

On constate une hausse alarmante des cas de cancer du sein chez les jeunes femmes, prévient l’auteure d’une nouvelle analyse sur le sujet, et les experts ne comprennent tout simplement pas ce qui se passe.

Cette étude devrait éveiller les femmes de 20, 30 ou 40 ans à la réalité qu’elles peuvent avoir un cancer du sein, que la maladie ne frappe pas que leurs voisines ou leurs collègues, «et il faut dissiper le mythe que c’est associé à la vieillesse».

La hausse est de 45 % pour les femmes dans la vingtaine, de 12,5 % pour les femmes dans la trentaine et de 9 % pour les femmes dans la quarantaine, a détaillé la docteure Jean Seely, qui est la cheffe de la section d’imagerie mammaire à L’Hôpital d’Ottawa et professeure à l’Université d’Ottawa.

LES DROITS SEXUELS ET REPRODUCTIFS DES FEMMES EN PÉRIL DANS LE MONDE, S'INQUIÈTE L'ONU

Racisme, sexisme, politisation... le corps des femmes et des filles est devenu un «champ de bataille», mettant en péril 30 ans de progrès en matière de santé sexuelle et reproductive, s'inquiète l'ONU mercredi. 

Recul de 34 % du taux de mortalité maternelle entre 2000 et 2020, baisse de près de 20 % du taux de grossesses non désirées depuis le début des années 1990... les avancées réalisées dans le domaine des droits sexuels et reproductifs sont importantes mais ralentissent ou stagnent, révèle un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

UN MANIFESTE POUR LA RECONNAISSANCE DU TRAVAIL INVISIBLE DES FEMMES

Près de 2000 individus, quelque 150 organismes et les trois partis de l’opposition à Québec appuient, en ce 2 avril, l’idée d’une Journée internationale du travail invisible qui est « majoritairement porté par les femmes ».

Cette demande a été lancée par l’Association féministe d’éducation et d’action sociale (AFEAS). Lise Courteau, sa présidente, dénonce le fait que le travail invisible « déleste le gouvernement d’un fardeau économique – à travers le travail des personnes proches aidantes notamment – et permet à d’autres, souvent des hommes, d’effectuer davantage d’heures de travail salarié (notamment grâce aux soins des enfants par les mères). Il est important de valoriser les personnes qui accomplissent le travail invisible ».

LUMIÈRE SUR LA RURALITÉ ET SON INFLUENCE SUR LA SANTÉ MENTALE DES FEMMES

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) a organisé hier une journée de réflexion autour des enjeux affectant la santé et le bien-être des femmes de la région. 

À la suite de la dernière Journée de concertation régionale, qui avait lieu le 25 mai 2023, cinq enjeux affectant la santé et le bien-être des femmes sur le territoire ont été soulevés : la méconnaissance des droits et des services, la pauvreté, l’isolement, la santé mentale et l’accessibilité des soins et des services. C’est pourquoi le RGFCA, en collaboration avec le CISSS-CA, a statué que la Journée régionale du 26 mars 2024 aurait pour thème « L’impact de la ruralité sur la santé mentale des femmes en Chaudière-Appalaches ». Il s’agit d’un projet de collaboration et de concertation ayant pour but de consolider les partenariats entre le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau communautaire travaillant en santé et bien-être des femmes.

«ÇA GRONDE» POUR LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

Les femmes sont les plus durement touchées par la crise du logement qui sévit actuellement au Québec, comme l’a vécu une immigrante tunisienne qui a visité une vingtaine d’appartements avant d’en trouver un.

«J’ai rencontré une vingtaine de propriétaires qui ont décliné notre candidature parce que j’ai trois enfants. On m’a même demandé à ce que mes enfants ne courent pas pendant la journée si je voulais le logement», relate Ghazoua Jebali, qui a immigré il y a sept mois de la Tunisie avec ses trois enfants et son mari.

LES FEMMES SONT PLUS TOUCHÉES PAR LA MIGRAINE ET CONTINUENT D'ÊTRE STIGMATISÉES

Bien qu’on en entende souvent parler, la migraine reste une maladie chronique méconnue et souvent invalidante pour les personnes qui en sont atteintes. Elle touche par ailleurs trois fois plus de femmes que d’hommes.

Une céphalée, plus couramment appelée maux de tête, est un symptôme qui peut être causé par une multitude de facteurs. La migraine est quant à elle une maladie qui cause des crises de mal de tête accompagné d’autres symptômes comme des nausées, des vomissements et de l’hypersensibilité sensorielle par rapport aux sons, à la lumière, aux odeurs et aux mouvements.

Cela fait en sorte que la migraine est invalidante pour la personne qui en souffre et cette dernière peut être contrainte de s’absenter du travail (ou de l’école pour un enfant) faute d’un traitement adéquat.

LA SÉCURITÉ EN LIGNE AU COEUR DU PLAN SUR L'ÉGALITÉ ENTRE LES GENRES

Les pays autoritaires exploitent les médias sociaux pour freiner les progrès des femmes dans le monde entier, a déclaré une envoyée spéciale canadienne, alors qu’Ottawa actualise sa politique intergouvernementale en matière d’égalité des genres.

L’ambassadrice du Canada pour les femmes, la paix et la sécurité, Jacqueline O’Neill, affirme que ces menaces exigent que les partisans de l’égalité des genres partout dans le monde travaillent ensemble.

Les pays occidentaux doivent contribuer à contrecarrer la tendance mondiale des hommes forts dirigeants qui cherchent à empêcher les femmes de jouer un rôle significatif dans la vie publique, a-t-elle soutenu dans une récente entrevue.

ACTION FÉMINISTE : DE L'INDIGNATION À L'ACTION

Les diverses crises, inégalités et violences qui font obstacle à l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre les femmes elles-mêmes ont été au cœur des discussions entre le Collectif 8 mars et la ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, lors d’une rencontre organisée dans le cadre des activités entourant la Journée internationale des droits des femmes.

La ministre a reconnu la pertinence du thème « Ça gronde ! », choisi cette année pour souligner la journée du 8 mars, et la nécessité de manifester notre indignation.

LA VIOLENCE EXISTE, RECONNAISSONS-LE!

Le 25 novembre 2023, la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes lançait officiellement sa nouvelle campagne de sensibilisation dédiée à la responsabilisation et à la mobilisation des hommes dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette initiative, financée par le Secrétariat à la condition féminine, vise à lancer un message clair : les hommes doivent se sentir concernés par les violences sexistes et agir ! Ils ont un rôle actif à jouer dans la création d’un environnement sans violence et respectueux pour toutes les femmes.

La campagne s’engage à aborder les questions de violence conjugale, de harcèlement sexuel, de discrimination de genre et de toutes les formes de violences dirigées contre les femmes.

VIOLENCE CONJUGALE: UNE NOUVELLE MAISON D'HÉBERGEMENT POUR SOUTENIR LES VICTIMES DANS L'EST DE MONTRÉAL

Le Centre des femmes de Montréal-Est/Pointe-aux-Trembles annonce l'ouverture d'une nouvelle maison d’hébergement pour soutenir les femmes victimes de violence conjugale, et ce, une semaine après le féminicide survenu vendredi dernier, à Pointe-aux-Trembles. 

La Maison Gisèle-Pomerleau de deuxième étape offrira 20 logements destinés à des femmes victimes de violence conjugale, ainsi que leurs enfants. Après leur passage en maison d’aide et d’hébergement de première étape, celles de deuxième étape permettent aux femmes de se reconstruire une nouvelle vie, à l’intérieur d’un logement abordable et sécuritaire. Ces femmes aux prises avec un ex-conjoint violent peuvent y vivre pendant deux ans. 

PLUS DE 250 ORGANISATIONS FÉMINISTES DEMANDENT D'INTERDIRE LES ACCUSATIONS D'ALIÉNATION PARENTALE

Aux côtés de l’Association nationale Femmes et Droit, nous avons signé une lettre ouverte demandant au gouvernement canadien d’interdire les accusations d’aliénation parentale dans les affaires de droit familial. Ce concept pseudo-scientifique mène les tribunaux à forcer des enfants à vivre avec un père violent. C’est pourquoi Reem Alsalem, la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles, a demandé à tous les États de « légiférer pour interdire l’utilisation de l’aliénation parentale ou de pseudo-concepts apparentés dans les affaires relevant du droit de la famille ».

LES FEMMES FRANCOPHONES ET ACADIENNES UNIES CONTRE LA VIOLENCE FONDÉE SUR LE GENRE

L’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) a élaboré une stratégie nationale et un plan d’action pour contrer la violence faite aux femmes et aux filles vivant dans les communautés francophones et acadiennes.

Au Canada, une femme est tuée toutes les 48 heures, selon l’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation (OCFJR).

APPEL À INTERDIRE L'INVOCATION DE L'«ALIÉNATION PARENTALE» DEVANT LES TRIBUNAUX DE LA FAMILLE

Une coalition de groupes de défense des droits des femmes demande au ministre fédéral de la Justice de modifier la Loi sur le divorce pour interdire l’utilisation de ce qu’elle appelle de la «pseudo-science sexiste» devant les tribunaux de la famille, s’en prenant tout particulièrement aux accusations d’« aliénation parentale » qui y sont faites à répétition. 

 

Car de telles accusations «revictimisent les femmes et les enfants», estiment plus de 250 groupes dans une lettre également adressée aux chefs des partis politiques fédéraux.

LE CENTRE DES FEMMES DE MONTRÉAL-EST/PAT INAUGURE LA MAISON GISÈLE-POMERLEAU POUR FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE

EST MÉDIA Montréal est parti à la rencontre de Dorette Mekamdjio, directrice du Centre des femmes de Montréal-Est/Pointe-aux-Trembles (PAT), qui coordonne méticuleusement les derniers préparatifs en vue de l’inauguration officielle de la Maison Gisèle-Pomerleau, prévue le 2 février prochain. Cet édifice, composé de 20 appartements, accueillera les femmes victimes de violence.

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